Inventorier un serveur Linux inconnu : services, ports et données
Le prestataire qui gérait le serveur ERP est parti il y a trois semaines, sans rien transmettre. Personne ne sait ce qui tourne dessus, ni ce qui redémarrerait tout seul après une coupure. La direction ne vous demande pas de réparer : elle veut un inventaire écrit, pour que le prochain incident ne se règle pas à l'aveugle. Vous partez d'un shell et de rien d'autre. C'est la situation par laquelle presque tout administrateur système commence, et celle qu'aucun cours ne prépare : reprendre une machine que personne ne connaît. Vous apprendrez à retrouver configuration, données et journaux d'un service inconnu en vous appuyant sur la norme FHS, à distinguer ce que systemd relance de ce qu'on a lancé à la main un jour et oublié, et à mettre un nom sur chaque port en écoute. Trois réflexes qui resserviront à chaque incident. La sandbox est un vrai serveur, avec un service en production, ses journaux et ses surprises. Le terminal s'ouvre dans votre navigateur : ni clé SSH, ni installation. Vous repartez avec une fiche d'inventaire exploitable par quelqu'un qui n'a jamais vu la machine — exactement le document qu'on vous demandera de produire à votre prise de poste.
- Aucun avis
- Débutant
- 1 h 30 min
- 500 crédits